07 octobre 2006
Les promesses d'un visage
J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres ;
Tes yeux, quoique très-noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres ;
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : "Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité,
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure !"
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
(Les Epaves, Galanteries)
D'où semblent couler des ténèbres ;
Tes yeux, quoique très-noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres ;
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : "Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité,
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure !"
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
(Les Epaves, Galanteries)
17:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 octobre 2006
Simple Question
23:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 octobre 2006
Le ciel, témoin de l’affinité… Et + si infinité…
Sa voix devient tremblante, murmurée tout à coup
Sa voix devient bouleversante, si près de son cou,
Infiniment balbutiante, elle est nue au bal des débutantes
Entre les bras qui peuvent sentir son âme frissonnante.
Sur son corps il dépose des baisers brûlants
De ses yeux de fièvre elle fixe son regard brillant.
La candeur s'en est allée… Pressée…
Pressée d’accueillir l'ardeur,
L'ardeur d'un buisson dardant,
L’ardent d’un frisson de torrent,
Surprenant dans leur lit les amants,
Enflammant leurs corps, les fusionnant
En nuées de laves libérées de leurs flancs.
Puis tout devient calme, serein…Souriant…
Au plus profond de leur envie d'une nuit très brève,
Allongés l'un contre l'autre, se préparant aux rêves,
Ils se comblent de mots de bonheur.
A chacun de ces mots naît une fleur....
Les derniers pétales que l'on pouvait lire sur leurs lèvres
Sont emportés dans un dernier soupir... " Je t'aime..."
De cette union dont ils n'avaient pas conscience,
Les amants blottis, s'endormaient d'espérances.
Ils joignaient leurs mains, les enlaçaient,
C'est ainsi que le sommeil les fiançait
Auteur Inconnu
Sa voix devient bouleversante, si près de son cou,
Infiniment balbutiante, elle est nue au bal des débutantes
Entre les bras qui peuvent sentir son âme frissonnante.
Sur son corps il dépose des baisers brûlants
De ses yeux de fièvre elle fixe son regard brillant.
La candeur s'en est allée… Pressée…
Pressée d’accueillir l'ardeur,
L'ardeur d'un buisson dardant,
L’ardent d’un frisson de torrent,
Surprenant dans leur lit les amants,
Enflammant leurs corps, les fusionnant
En nuées de laves libérées de leurs flancs.
Puis tout devient calme, serein…Souriant…
Au plus profond de leur envie d'une nuit très brève,
Allongés l'un contre l'autre, se préparant aux rêves,
Ils se comblent de mots de bonheur.
A chacun de ces mots naît une fleur....
Les derniers pétales que l'on pouvait lire sur leurs lèvres
Sont emportés dans un dernier soupir... " Je t'aime..."
De cette union dont ils n'avaient pas conscience,
Les amants blottis, s'endormaient d'espérances.
Ils joignaient leurs mains, les enlaçaient,
C'est ainsi que le sommeil les fiançait
Auteur Inconnu
18:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 octobre 2006
Fais de moi ce que tu veux
Tu peux passer devant
Je vais te suivre gentiment
je n'ai plus nulle part où aller
Marche marche devant
Je vais te suivre évidemment
Peut-être es-tu le Diable et après ?
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je serais docile au bout de ma laisse
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je n'ai rien d'autre à faire
Que de suivre n'importe qui
N'importe où ailleurs
Peut-être es-tu un Ange et après ?
Entraine moi où tu veux
Le bien est aussi insipide que le mieux
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je serais docile au bout de ma laisse
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je saurais caler mon pas sur le tien
N'importe quelle danse je ferai ça si bien
De toute les façons, je n'entend plus la musique
fut-elle aussi forte que mille coups de trique
Tiens prend ma vie aussi
Qu'est ce que je pourrais donc bien en faire ?
De ma vie
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je serais docile au bout de ma laisse
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Cali
Je vais te suivre gentiment
je n'ai plus nulle part où aller
Marche marche devant
Je vais te suivre évidemment
Peut-être es-tu le Diable et après ?
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je serais docile au bout de ma laisse
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je n'ai rien d'autre à faire
Que de suivre n'importe qui
N'importe où ailleurs
Peut-être es-tu un Ange et après ?
Entraine moi où tu veux
Le bien est aussi insipide que le mieux
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je serais docile au bout de ma laisse
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je saurais caler mon pas sur le tien
N'importe quelle danse je ferai ça si bien
De toute les façons, je n'entend plus la musique
fut-elle aussi forte que mille coups de trique
Tiens prend ma vie aussi
Qu'est ce que je pourrais donc bien en faire ?
De ma vie
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Je serais docile au bout de ma laisse
Fais de moi ce que tu veux
Prend tout ce qui t'intéresse
Cali
22:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 octobre 2006
Ma Terre, Ma Promise
Mon esquif s'est échoué au rivage de ta peau
Naufragé volontaire sur une île oubliée
J'ai foulé ce pays sur la pointe du coeur
Mon regard s'est ouvert sur des vallées nacrées
J'ai touché de mes mains, terre de douceur
Je me suis enivré des parfums les plus hauts
Dans son coeur de verdure, j'ai découvert l'Eden
Des torrents de douceur nés de sources de miel
Des forêts de tendresse aux arbres majestueux
Des oiseaux de légende aux couleurs arc-en-ciel
Fruits gorgés de soleil aux nectars capiteux
Au milieu de l'atoll, le palais d'une Reine.
Tout en haut du volcan, un coeur ne battait plus
Je l'ai pris contre moi pour le gonfler d'amour
Je l'ai serré si fort qu'il est entré en moi
Il s'est fondu au mien et revit au grand jour
Je vivrai pour toujours dans ce pays de rois
J'ai fini mon voyage, je ne partirai plus
- Thierry Grandcamp -
Naufragé volontaire sur une île oubliée
J'ai foulé ce pays sur la pointe du coeur
Mon regard s'est ouvert sur des vallées nacrées
J'ai touché de mes mains, terre de douceur
Je me suis enivré des parfums les plus hauts
Dans son coeur de verdure, j'ai découvert l'Eden
Des torrents de douceur nés de sources de miel
Des forêts de tendresse aux arbres majestueux
Des oiseaux de légende aux couleurs arc-en-ciel
Fruits gorgés de soleil aux nectars capiteux
Au milieu de l'atoll, le palais d'une Reine.
Tout en haut du volcan, un coeur ne battait plus
Je l'ai pris contre moi pour le gonfler d'amour
Je l'ai serré si fort qu'il est entré en moi
Il s'est fondu au mien et revit au grand jour
Je vivrai pour toujours dans ce pays de rois
J'ai fini mon voyage, je ne partirai plus
- Thierry Grandcamp -
13:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






